La Section Licra de Dijon

La section de Dijon existe depuis 1971. Elle a été fondée par Nadia et Gilbert Kaluski. Après quelques péripéties, elle a réussi à s’installer dans la vie dijonnaise locale. L’une des actions fondamentales menées sous l’impulsion de Nadia Kaluski a été le rétablissement de l’état civil des morts en déportation (une loi a été votée).

La section a vu passer plusieurs présidents :  maître Armand Covillard, Gilbert Kaluski, Alain David, Alain-Yvan Moulinard, Roger Gaillard, Jeanne Gillot-Voisin, Michel Pauset, Daniel Biro, Daniel Lefebvre, Alain David, (en intérim d’un an, après le départ inattendu de Daniel Lefebvre), Frédéric Richard, Abderrahim Mozher,  Nathalie Kleinhans et actuellement Simone Franck.

          Les actions de la section concernent le racisme au quotidien, la culture et la mémoire, l’éducation.

Cela se concrétise de multiples manières : la réception et l’écoute des victimes, leur accompagnement auprès des partenaires institutionnels ou privés, et éventuellement dans leur parcours judiciaire (la section étant accompagnée par deux avocats).

D’autre part, la section intervient et s’implique dans différents dossiers culturels et mémoriels : ainsi sur le Rwanda, ainsi dans le débat actuel sur l’islam, mais également lors de la commémoration de l’affaire Dreyfus pour le centenaire de l’affaire, où un grand colloque avait été organisé. Des colloques, et des actions dans les établissements scolaires ont été également organisés.

La section dijonnaise donne suite à toutes les demandes d’interventions dans les écoles, ou à l’université, initiant le cas échéant des colloques (un colloque est actuellement en préparation concernant le phénomène du génocide).

          Au jour le jour, la vie de la section est la suivante : des réunions mensuelles d’un bureau élargi ; réunions à caractère convivial et amical (buffet dînatoire), où, rassemblés autour de la présidente ou du président, les adhérents présents font le point sur les affaires en cours, les différents rendez-vous de la section, évoquent les projets etc.

Entre temps, la section continue à vivre, par mail, par téléphone (il existe une ligne Licra avec répondeur : 03 45 87 70, de sorte qu’à tout moment du jour et de la nuit, on peut laisser un message, et prendre rendez-vous (en général dans un délai rapide de quelques jours au plus).

La section entretient également des relations suivies avec le milieu associatif dijonnais, participant à plusieurs structures collectives de ce milieu.

Enfin, la Licra se veut « apolitique » : ce terme ne signifie pas qu’elle n’a pas de partis-pris politiques, mais qu’elle considère que l’antiracisme et que la lutte contre l’antisémitisme sont l’apanage de la démocratie et de la République dans leur ensemble, quoi qu’il en soit des sensibilités des uns et des autres.

Cet éclectisme n’empêche pas des prises de positions sur des sujets qui la concernent directement : par exemple la lutte contre le populisme et ses dérives, le soutien aux réfugiés, le combat pour la reconnaissance du génocide des Tutsi du Rwanda etc.

Il existe évidemment des points sensibles, les positions politiques des adhérents pouvant être différentes; ainsi (pour ne citer que celui-là) le problème du conflit israélo-palestinien. Les sensibilités des uns et des autres sont à ce sujet diverses.

La position de la Licra est alors la suivante : il ne faut à aucun prix donner le moindre gage à l’antisémitisme. D’autre part, aucune souffrance ne doit être ignorée ou passée par profits et pertes en raison d’un prétendu réalisme politique. La souffrance palestinienne existe, comme existe le droit des Israéliens à un état.

Cette double exigence est sans doute difficile à tenir sur le plan politique, mais elle est elle-même de nature éthique et non politique. Et c’est à ce niveau éthique qu’au-delà des positions politiques et de leur difficulté  se tient la Licra.

STATUTS LICRA Dijon signés (mars 2014)

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