STÈLE POUR LA PAIX

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          L’ONU reconnaît actuellement trois génocides, la Shoah, les Arméniens, les Tutsi du Rwanda. Les historiens en reconnaissent d’autres (les Hereros en 1904, le Cambodge, Srebrenica, le Darfour, l’Ukraine de 1932…).

Des débats existent à propos de chacun, à quoi s’ajoute un négationnisme qui ne manque pas de surgir, sous des formes diverses dès qu’il est question de génocide. A cela s’ajoute également la notion connexe de crime contre l’humanité (et notamment l’esclavage) présentant en un sens la même ambiguïté, la même difficulté, la même plongée dans le négationnisme que le génocide, le même caractère transversal par rapport à toutes les formes de la culture, et quant au droit le même caractère d’imprescriptibilité.

Ces observations visent  souligner la difficulté, principielle, de prendre en compte les génocides et la tâche militante qui se déclare à propos de chacun d’eux : le volontarisme est nécessaire pour faire en sorte qu’un génocide comme tel ne disparaisse pas, absorbé dans le tourbillon des événements, et ne devienne tout simplement, selon le mot atroce de Jean-Marie Le Pen, « un détail ».  

Ce volontarisme à quoi on peut accorder l’expression de « conscience universelle », reçoit, dans le  contexte français, un traduction concrète : la République, auréolée de son histoire et de sa devise. Cette devise  a besoin de s’actualiser à chaque époque. 

Avec cette stèle de la paix, la Licra voudrait incarner ce volontarisme : à l’heure où l’Education nationale reconnaît le caractère urgent et indispensable de la transmission, la Licra souhaite que cette stèle de la paix devienne un haut lieu du volontarisme à destination des écoles naturellement, mais également afin de favoriser les débats les plus savants de l’université, ou encore, tout simplement, pour servir de lieu d’échange  à la discussion publique, dans l’espoir d’apporter de la raison et de désamorcer les fantasmes mortifères, tellement favorisés par les moyens modernes de diffusion. 

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