Proposition de bibliographie sur le génocide des Tutsi du Rwanda

Proposition de bibliographie sur le génocide des Tutsi du Rwanda par Alain David

photofunky

Cette bibliographie ne prétend pas être celle d’un chercheur, elle est à la rigueur celle d’un militant, revêtant donc toute la subjectivité et les partis-pris du militantisme. En outre je ne cite ici que les livres que j’ai lus ou parcourus, en proposant seulement une vague classification thématique et chronologique et quelques appréciations de lecteur.

Vidéos

 » Le génocide subi par les Tutsi : les fantasmes, les faits Youtube. » 

Il s’agit de l’enregistrement vidéo du colloque organisé à la Maison Heinrich Heine par la Licra en juin 2014 (vingt ans juste après l’opération Turquoise) enregistrement de près de 7 heures correspondant à 6 tables rondes d’une trentaine d’intervenants, intellectuels, témoins, chercheurs, journalistes etc, tous mêlés de façon significative à la problématique de la réception du génocide en France.

Cet enregistrement est d’accès et d’utilisation faciles, il comporte deux vidéos, où l’on peut piocher à loisir les passages que l’on veut écouter ou réécouter. Beaucoup de ceux que vous pourrez entendre et voir ici sont cités également dans la bibliographie, à laquelle donc cet enregistrement constitue une excellente introduction.

 

« Black Earth rising »

Black earth rising, ce qui surgit de la terre noire – Netflix.  Il s’agit d’une série de Hugo Blick, style thriller politique, en 8 épisodes de 59 mn (à regarder de préférence en vostfr) ayant comme arrière-plan le génocide vu par une jeune fille enquêtant vingt ans après sur celui-ci et recherchant la vérité de son passé.

Remarquable performance d’acteurs également, tous excellents (Michaela Coel, John Goodman notamment). Je n’en dis pas davantage pour ne pas spoiler le plaisir que vous pourrez prendre à cette vidéo.

Deux remarques cependant :

1) Cette série a, à mon sens, un statut un peu comparable à celui du feuilleton américain des années 70 « Holocauste », qui provoqua certes la fureur de Claude Lanzmann, mais grâce auquel l’Amérique, l’Allemagne, et finalement la France se découvrir (davantage qu’à partir du livre de Hilberg sur la Destruction des Juifs d’Europe, que personne ne lut) une sensibilité à la question. Toutes les objections de Lanzmann concernant la représentation de l’extermination sont bien entendu valables, et resteraient pertinentes pour cette série.

2) Une polémique a immédiatement surgi derrière cette série : ne s’agit-il pas d’une forme grossière ou subtile (les critiques disent l’un ou l’autre, parfois l’un et l’autre) de négationnisme? Je plaiderai le contraire. Cette série ne prétend nullement à la vérité historique, par exemple le Rwanda y est présidé par une femme etc. L’argument principal de ceux qui parlent de négationnisme est la mention de massacres au Congo entre 95 et 98 – massacres qui sont réels, quand bien même on contesterait le chiffre fantaisiste de 6 millions mentionné à deux reprises et faisant fâcheusement écho, comme le remarque justement Maria Malagardis, à celui de la shoah. Mais ces morts du Congo, quoi qu’il en soit de leur nombre, ne peuvent être attribués au seul FPR, et l’un des personnages centraux du film (l’avocat juif Michael Ennis, joué par un John Goodman exceptionnel) souligne – épisode 7, 30ème minute – qu’un massacre, aussi atroce qu’il soit, n’a rien à voir avec ce qui est en cause ici, le génocide, sauf à donner prise à la thèse négationniste du double génocide.

black earth rising

 

Travaux d’universitaires

Jean-Pierre Chrétien : Le défi de l’ethnisme. Karthala 2012 241 p. JP Chrétien, directeur de recherches au CNRS est l’un des historiens français de référence sur l’Afrique des Grands lacs.

Jean-Pierre Chrétien, Marcel Kabanda Rwanda, racisme et génocide. L’idéologie hamitique. Belin 2013, 379 p. Le titre l’indique : une mise en perspective de l’idéologie raciale, introduite par la colonisation et présente dans l’Afrique des grands lacs depuis le 19ème siècle, en amont du génocide.(à noter que Marcel Kabanda, historien, ayant accès aux textes en kinyarwanda, travaillant à l’Unesco, milite également à la Licra) (CR donné dans un numéro du DDV)

Dominique Franche Généalogie du génocide rwandais éditions Tribord 2001 105 p. Une excellente mise en perspective, dans un petit livre pionnier par un géographe spécialiste de l’Afrique des grands lacs, (auteur d’une thèse monumentale de près de 1500 pages, jamais publiée)

Hélène Dumas Le génocide au village Seuil 2014, 368 p. : une partie de sa thèse sur les tribunaux gacaca. Hélène Dumas, historienne à l’EHESS, élève de Stéphane Audoin-Rouzeau, a appris le kinyarwanda pour mener une enquête de terrain (CR dans un numéro du DDV)

Florent Piton Le génocide des Tutsi du Rwanda La Découverte 2019, une partie de la thèse de ce jeune historien de l’EHESS, avec une présentation complète de la question, faisant le tour des travaux actuels et présentant la situation actuelle du négationnisme (CR dans un numéro du DDV)

Nathan Réra Rwanda entre crise morale et malaise esthètique. Les médias, la photographie et le cinéma à l’épreuve du génocide des Tutsi. Les presses du réel 2014, 648 p. Partie publiée d’une grosse thèse d’histoire, ouvrage original et intéressant.

Géraud de la Pradelle Imprescriptible. L’implication française dans le génocide tutsi porté devant les tribunaux. Les Arènes 2005 187 p. Par un professeur de droit international de Paris X. Un ouvrage de droit, accessible aux non-spécialistes et réfléchissant notamment à la question juridique de la complicité pour crimes contre l’humanité et génocides (CR dans un numéro du DDV).

Rafaëlle Maison Pouvoir et génocide dans l’oeuvre du tribunal pénal international pour le Rwanda Dalloz 2017, 163 p. Par une professeure de droit international à Paris XI, qui a également travaillé sur les crimes contre l’humanité en Bosnie (et qui soutient la thèse d’un génocide à Srebrenica). Quelle a été l’attitude du TPIR, les équivoques du droit international, le poids des Etats (un cr dans un numéro du DDV).

Jean-Paul Kimonyo Rwanda demain. Une longue marche vers la transformation. Karthala 2017, 311 p., d’un économiste, une présentation de la situation du Rwanda après le génocide.

André Guichaoua Rwanda; De la guerre au génocide. Les politiques criminelles au Rwanda 1990-1994 La Découverte 2010, 622 p. Un travail considérable par un sociologue qui assista à plusieurs des événements du génocide.

 

Journalistes

Patrick de Saint-Exupéry Complices de l’inavouable Les Arènes 2009 314 p. (reprise augmentée du livre de 2004, L’Inavouable. La France au Rwanda, Les Arènes 288 p.) : un livre qui atteste de l’expérience de l’auteur, couvrant pour le Figaro fin juin 1994 l’opération Turquoise. Un travail exceptionnel de journalisme tant par son contenu que par la qualité de sa rédaction.
Patrick de Saint-Exupéry, Hippolyte, La fantaisie des Dieux, Rwanda 1994 Bande dessinée aux Arènes, 96 p. A mon sens une tentative réussie, par le graphisme et par l’exactitude et la précision des informations mises en jeu (après se posent toutes les questions lanzmaniennes de la représentation).

Maria Malagardis Sur la piste des tueurs rwandais Flammarion 2012, 315 p. Par cette journaliste de Libération, en charge du dossier Rwanda, ’histoire de Dafroza et Alain Gauthier, qui ont pris modèle sur Simon Wiesenthal avec sa devise « la justice pas la vengeance ». Leur entreprise – le CPCR, le collectif des parties civiles pour le Rwanda – presque désespérée, a abouti à la condamnation de trois génocidaire réfugiés en France – mais au moment où le livre est écrit il n’y avait encore aucune condamnation, pour une trentaine de dossiers montés par les Gauthier.

Laure de Vulpian, Thierry Prungnaud, Silence Turquoise. Rwanda 1992-1994. Responsabilité de l’Etat français dans le génocide des Tutsi, éditions Don Quichotte, 2012 : le témoignage, pour cette journaliste de France Culture, d’un ancien du GIGN, instructeur au Rwanda, engagé dans l’opération Turquoise, à Bissesero, héros peu après du détournement de Marseille, où il manquera y laisser sa vie.

Jean-François Dupaquier, L’agenda du génocide Karthala 2010 364 p. Par cet ancien rédacteur en chef de l’Evénement du jeudi, actuellement directeur du site Afrikarabia l’affaire de Richard Mugenzi, l’un des faux-témoins sur qui s’est appuyé le juge Bruguière
Politiques, militaires et mercenaires français au Rwanda. Chronique d’une désinformation. Karthala 2014, 480 p. Enormément d’éléments, et les aspects les plus techniques de la participation française au génocide.

Jean Chatain Paysage après le génocide. Une justice est-elle possible au Rwanda. Le temps des cerises 2007 Par un journaliste de l’Humanité, qui a couvert le génocide en 1994 : que faire de l’ensemble des témoignages, de rescapés, d’ONG, de ce qui vient du TPIR, comment gérer les multiples formes du négationnisme : ces questions qui traduisent le désarroi devant l’impensable et l’irreprésentable, sont au coeur de ce livre très informé, profondément humain et précieux par là-même.

Colette Braekman Rwanda, mille collines, mille douleurs Nevicata 2014, 96 p. Journaliste au Soir de Bruxelles C. Braekman a couvert le génocide, et est sans doute l’une des journalistes les mieux informées sur la situation de la région. Ce petit livre est, en raison à la fois de son format, de son information précise, de l’humanité qui en émane, irremplaçable.

Laurent Larcher Rwanda, ils parlent. Témoignages pour l’Histoire. Seuil 2019, 532 p. Par un journaliste de La Croix une succession d’entretiens avec les protagonistes du génocide, y compris de ceux qui ont été au plus près des événements, y ayant pris des responsabilités (Juppé, Védrine, Lafourcade, Lanxade etc). J’aurais personnellement tendance à appliquer strictement la jurisprudence Vidal-Naquet : « on combat le négationnisme, on ne discute pas avec des négationnistes ». Ce n’est pas cette jurisprudence qu’a appliquée dans ce gros livre Laurent Larcher : mais cela lui a valu un succès d’estime – une estime accordée au scandale, que je ne partage pas.

Benoît Collombat (`France inter) , David Servenay (Rue 89, RFI…) « Au nom de la France » Guerres secrètes au Rwanda, La Découverte 2014, 309 p. La doctrine et les opérations militaires françaises à l’oeuvre pendant le génocide

 

Essais

François Graner Le sabre et la machette. Officiers français et génocide Tutsi Editions Tribord 2014, 252 p. François Graner est physicien, directeur de recherches au CNRS, membre de l’association Survie. Une enquête menée avec la rigueur du scientifique qu’il est à partir de multiples déclarations d’officiers français engagés au Rwanda.

Guillaume Ancel Rwanda, la fin du silence. Témoignage d’un officier français. Les belles lettres 2018, 245 p. Le témoignage d’un capitaine sur ce qu’il a vu de l’opération Turquoise : une opération d’appui aux FAR contre le FPR, et non l’opération humanitaire annoncée. Et l’armement des génocidaires, encore après le cessez-le-feu.

Jacques Roisin Dans la nuit la plus noire se cache l’humanité. Récits des Justes du Rwanda. Bruxelles Les impressions nouvelles 2017, 366 p. Préface de Colette Braekman. Par un psychanalyste belge, une enquête sur les Justes à partir d’une trentaine de récits où l’auteur met en avant un sentiment de compassion marqué par la religion. Sa préfacière m’a fait remarquer que rien n’est dit du rôle de l’Eglise catholique.

Sven Lindqvist Exterminez toutes ces brutes. Un voyage à la source des génocides Les Arènes 2014, 289 p. L’auteur, écrivain suédois, n’évoque évidemment pas dans son livre (publié en français déjà en 1978 aux Editions du Serpent à plume) le génocide des Tutsi. Mais la référence à la nouvelle de Joseph Conrad éclaire, comme y insiste le préfacier de cette édition Patrick de Saint-Exupéry, très profondément ce génocide en Afrique et son enracinement profond dans un contexte qui est celui de la civilisation européenne.

 

Collectifs

Direction de Jean-François Dupaquier La justice internationale face au drame rwandais Karthala 1996, 227 p.

Direction d’Alison Des Forges Aucun témoin ne doit survivre. Le génocide au Rwanda Karthala 1999, 931 p. Publié conjointement par Human Rights Watch et la FIDH.

Direction Laure Coret et François-Xavier Verschave L’horreur qui nous prend au visage. L’Etat français et le génocide du Rwanda. Rapport de la commission d’enquête citoyenne. Karthala 2005, 587 p.

Direction Virginie Brinker Enseigner le génocide des Tutsi au Rwanda, de la fin du collège à l’université. Editions universitaires de Dijon 2017, 232 p.

 

Revues

Temps modernes n°583, juillet août 1995, Les politiques de la haine, Rwanda Burundi 1994-1995, sous la direction de Claudine Vidal et Marc Le Pape, 315 p.

Temps modernes Octobre Décembre 2014 sous la direction de José Kagabo. Le génocide des Tutsi. Quelle histoire ? Quelle mémoire ? 364 p.

La Règle du jeu n°25, Mai 2004, p. 183-242

Controverses n°14, mai 2010, Le génocide des Tutsi et la France. P. 80-138

Esprit Octobre 1994 dossier « la tragédie du Rwanda » p. 141-151 (dossier orienté sur les « réfugiés » de Goma)

Esprit Août -Septembre 2000, p. 147-199

Esprit mai 2010 p. 85-134

Esprit octobre 2017 p. 81-96 Entretien avec Stéphane Audoin-Rouzeau

Vingtième siècle. Revue d’histoire de Sciences po Le génocide des Tutsi rwandais 20 ans après Direction Stéphane Audoin-Rouzeau et Hélène Dumas, n° 122 avril-juin 2014, p. 3-98

Le Débat Nov-Déc. 2011 p. 61-79

Cités n°57, 2014 Un négationnisme français, coordonné par Charlotte Lacoste p. 11-119

L’Histoire Février 2014 Rwanda 94, le génocide des Tutsi p. 42-67

XXI n°10; printemps 2010, L’histoire à vif, la France au Rwanda p. 3-63

XXI n° 36 automne 2016 Deux Justes du Rwanda p. 137-151

XXI n°37 Eté 2017 Nos crimes en Afrique. Sénégal, Biafra Rwanda p. 29-67

DDV mai 2014 Rwanda, ouvrons les archives.

 

Témoignages

Annie Faure Blessures d’humanitaireBalland 1995 141 p. Le témoignage d’une jeune femme médecin partie au Rwanda en juin 1994. Annie Faure est venue à plusieurs reprises à des manifestations de la Licra, et m’a servi de guide en 2014 pour un séjour au Rwanda.

Esther Mujawayo interrogée par Souad Belhaddad SurVivantes. Rwanda histoire d’un génocide Poche Essai 2005 304 p. Sociologue, psychothérapeute, vivant actuellement en Allemagne Esther Mujawayo livre un témoignage déchirant.

Diogène Bideri Rwanda 1994 la couleur d’un génocide. L’Harmattan 2019, 220 p. Publié avec l’aide de la Licra. Préface d’Alain David. Un récit par ce philosophe et juriste rwandais, livrant son expérience de rescapé, et à travers cette expérience aidant à accéder à la signification tout à la fois exceptionnelle et universelle du génocide.

Roméo Dallaire J’ai serré la main du diable. La faillite de l’humanité au Rwanda. Libre expression 2004, 685 p. Le récit du général canadien commandant les troupes de l’ONU (la Minuar) : récit d’un échec qui fait honte à l’humanité.

Charles Habonimana Moi le dernier des Tutsi. Plon 2019, 190 p. Poignant et étrange récit de ce « dernier des Tutsi », parce que selon la volonté du meneur d’un groupe de génocidaire, il doit assister à tout et être exécuté le dernier. Un récit à cet égard proche de l’oeuvre de Georges Bataille, le contexte du génocide montrant cependant combien l’oeuvre de Bataille est insupportable.

Annick Kayitesi Dieu ne veut pas s’en mêler. Rwanda une vie après. Seuil 2017 233 p. La vie « après » de cette rescapée, qui en 2004 était sur tous les écrans. Comment vivre en portant le génocide en bandoulière ?

Stéphane Audoin-Rouzeau Une initiation. Rwanda 1994-2016 Seuil 2017, 174 p. Stéphane Audoin-Rouzeau, immense historien, de la souffrance, directeur un temps de l’Historial de la Grande Guerre de Péronne, avec Annette Becker, découvre en 2008 le génocide du Rwanda – une initiation, dont il, dont on ne sort pas.

Jean Hatzfeld
Dans le nu de la vie poche 2000 238 p.
Une saison de machettes poche 2001
La stratégie des antilopes poche 2007, 305 p.
Ces trois livres enquêtent sur ce qui s’est passé à Nyamata et sur les collines de Kibungo. Le parti-pris de Hatzfeld est celui de l’enquête de terrain, en-deçà du contexte politique national et international

Fictions

Scholastique Mukasonga
Inyenzi ou les Cafards 2006 193 p. Folio
L’Iquifou Nouvelles rwandaises 2010, 121p. Folio
Notre-Dame du Nil 2012 223 p. Folio, prix Renaudot
Ce que murmurent les collines 2014 141 p. Folio
Coeur tambour 2016 195 p. Folio

Boubacar Boris Diop Murambi Le livre des ossements Zulma 2014, 222 p.
Gaël Faye Petit pays (Goncourt des lycéens) Grasset 2016, 219 p. Poche
Catherine Coquio Rwanda le réel et les récits Belin 2004 183 p. Par une universitaire, professeure de Littérature comparée à Paris Diderot, et qui s’est consacrée à la question du récit des génocides.

 

Ouvrages à connotations négationnistes

Pierre Péan Carnages Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique. Fayard 2010 571p. Péan (décédé ce 26 juillet) est un journaliste qui s’est illustré par un livre sur Mitterrand. Ici ce livre, comme un précédent (Noires fureurs, blancs menteurs) bourré de propos mensongers ou tendancieux, parfois racistes, ou au seuil de l’antisémitisme, voit dans le Rwanda actuel une expression d’un impérialisme américano-israélien.

Filip Reyntjens Le génocide des Tutsi au Rwanda Que sais-je ? 2017 127 p. Par un juriste, universitaire belge, ancien conseiller du président Habyarimana pour la rédaction en 1978 de la constitution raciste du Rwanda. Ce Que sais-je scandaleux commence en divisant par deux le nombre de victimes Tutsi. Par ailleurs il s’articule d’un bout à l’autre autour de la théorie du double génocide, le génocide ayant été imaginé et fomenté par le FPR et son chef Paul Kagame.

Fabrice Epstein Un génocide pour l’exemple Cerf 2019 309 p. Fabrice Epstein est un avocat, défenseur de Pascal Simbikangwa le premier inculpé condamné pour sa participation au génocide. Epstein qui dans son livre met en avant de façon passionnée ses origines juives et sa situation de descendant de victimes de la shoah, prétend au fil des pages à une autorité particulière l’autorisant à parler du génocide, tout en ne cessant de contourner ou de nier les vérités historiques communément reçues. Un livre donc qu’on ne peut comprendre qu’en faisant intervenir des considérants relevant de la psychanalyse – ce que je me garderai de faire – me bornant à conclure que je ne peux ni comprends ni accepter ce que je tiens effectivement davantage pour une attitude, un comportement ou une posture que comme un travail intellectuellement justifié.

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